Présentation

Mise en garde

Je n'ai point la prétention de savoir écrire, mais j'ai assez d'audace ou d'inconscience pour oser coucher sur papier des songes, des illusions, des divagations, des angoisses et des fantasmes...

Suis ce fil d'Ariane qui te mènera à moi ...

 Je ne suis pas  skysophrène mais multi-personnalités... les personnages me fascinent me subjuguent... parfois j'ai l'impression qu'une seule vie ne me suffira point ... j'aurais aimé  être un personnage sur papier ou en image, ou encore l'une de ces légendes qui a traversé le temps  dans la mémoire des conteurs populaires...alors je m'évade et m'exile dans une tour dans mon imaginaire, je me fais mon cinéma et je suis l'autre ...

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Vendredi 6 mars 2009

Je suis muette et ma prière déchire le noir de cette nuit de fin d’hiver….j’aime quand l’odeur de la pluie me rappelle la chaleur de ta main, quand le bruit du vent me rappelle la caresse de ta voix….

J’ai changé de couleur de cheveux, de boulot, de ville, et mué en une créature avec le sourire comme maquillage permanent…

Je sors, on m’invite, on me désire je ris à gorge déployée mais je cache mon regard… il n’est pas pour ceux qui ne savent pas lire dans le ciel sans étoiles…


Chaque nuit quand je m'endors je prononce ton prénom comme on raconte aux enfants un conte de fées...

 

Par fe khater l'avenir - Publié dans : Divagation
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Samedi 31 janvier 2009

Je ne suis jamais partie à Lisbonne avec toi….les rues de cette ville sont vierges de nos souvenirs, de nos empreintes, rien de ces rues n’est habité par le fantôme de notre histoire révolue….

Lisbonne ne m’a pas connue amoureuse, heureuse….ta femme….elle ne m’a pas connu aussi anéantie, ravagée….débris de femme… je flânais dans ses petites rues pitonnes sans avoir à craindre que le fantôme d’un baiser surgisse au coin d’une rue, ni d’apercevoir dans le reflet d’une vitrine l’ombre de nos sourires échangés, de nos regards mêlés… plus loin un couple s’amusait sans prêter attention aux autres ils avaient dans les yeux cette impression d’être seuls au monde que seuls les amoureux connaissent ; il a faisait tourner sur elle-même, elle riait à gorge déployée, il lui arrange ses cheveux, la femme lui tire la langue et se serre dans ses bras…ce couple ça aurait pu être nous….c’était nous dans une autre rue, une autre ville, un autre pays mais avec la même complicité…

Je marchais humant l’atmosphère si chaleureuse de cette ville en pontes pour arriver sur une place, et assise sur des marches j’apercevais nichée au fond d’une rue la mer…je les regardais aussi se tenir la main, sans rien dire, heureux sans doute d’avoir vieillit ensemble….ça aurait pu être toi et moi vieux et toujours ensemble…. c’était nous quand tes yeux me couronnent reine de ton cœur, c’était nous quand je me vois dans ton cœur..…Rien de cette ville ne porte le sceau de nos amours ou nos ruptures mais Lisbonne porte ton parfum, elle murmure ton prénom, et tous les hommes ont ton visage…

Tu sais quand je suis en face de toi je peux crier, te combattre ou te haïr, mais quand je suis loin de toi je ne peux pas te mentir : ton absence me brule, tu deviens mon obsession et je deviens ta junkie…

Tu m’as dis que je savais aimer un homme comme rare une femme sait le faire….tu le sais ….avant toi je n’ai jamais aimé, j’ai appris à aimer un homme avec toi et jamais pu ou su en aimer un autre après toi…

  

Par fe khater l'avenir - Publié dans : Divagation
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Vendredi 7 novembre 2008

Mardi soir : 3h25 mn du matin, il fait froid à Casablanca, je lis un livre confortablement installée dans mon séjour, je suis assez friande de mon petit luxe et souvent le simple plaisir de flâner paresseusement chez moi me procure une joie sereine….

La sonnerie de mon téléphone me fait sortir de ma bulle :

 

Moi : qu’est ce que tu fais encore debout ?

Lui : je n’arrive pas à dormir… (il a cette voix de petit garçon capricieux qui m’a toujours fait fondre)

Moi (faussement compatissante) : prends une tisane

Lui : et si tu m’offrais un verre …


Un long silence s’ensuit, chacun jaugeant l’autre, espérant une réponse, et l’appréhendant en même temps


Moi (contrôlant ma respiration et avec une voix neutre) : qu’est ce que tu veux de moi ?

Lui : que tu me rejoignes en bas dans 15 mn, je te kidnappe !


Et il arriva ce qui se produit à chaque fois que sa folie me reprend


Moi : mais j’adore me faire kidnapper !


Il m’attendait quand je suis descendue, je me suis assise sur le siège à côté de lui, il a baissé la musique et nous filions silencieux à se humer, à se caresser avec des regards à la dérobée comme des baisers volés…


Il pleuvait des cordes, et j’aimais cette sensation de glisser sur l’eau et faire éclabousser les flaques sous les roues….. Quand il s’arrêta je descendis, il ouvrit une porte en grillage, se retourna et me tend la main je la pris confiante en le suivant dans une allée obscure, il me tenait fermement et c’était tout ce qui comptait en ce moment….


Sur notre chemin je sentais des branches d’arbres des feuillages qui me chatouillait parfois le visage, il s’arrête, lâche ma main une fraction de seconde qui m’a paru une éternité…


J’ai détesté ce moment, comme quand parfois la nuit, après notre rupture, je le cherchais inconsciemment dans mon sommeil et me retrouva à serrer un oreiller vide et froid…. 


Un projecteur venait de s’allumer et une soudaine lumière me surprit, je clignas des yeux et en les rouvrant je découvris sa surprise : une balançoire au milieu d’un parc public


Je tapais des mains comme une gamine qui venait de découvrir que le père noël existait, je jubilais, voulais lui sauter au cou, pleurer ou le frapper …

Lui : princesse, votre carrosse est avancé


Et c’est comme ça qu’un mardi soir à 4h du matin à Casablanca je me retrouvai, sous la pluie, à faire de la balançoire par effraction dans un parc public…..je me sentais pousser des ailes et j’en voulais à cet homme qui m’a charcuté, que j’ai tailladé, d’être le seul à me donner du bonheur comme seul un homme amoureux sait dénicher des étoiles et les faire scintiller dans le regard d’une femme passionnée….

Par fe khater l'avenir - Publié dans : Divagation
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