Avant Garde
Je vis toujours entre images, scénarii, histoires et rêves
qui prennent vie sous mes yeux... des rêves en image auquel je participe, que je crée....
Le Cinéma, mon métier, ma passion et ma destinée m'a donné les plus belles rencontres de ma vie, offert mes meilleurs frissons, et mes pires angoisses....je suis aussi devenue ce qu'on appelle une scénariste confirmée... moi je dis simplement que je raconte des histoires simples, vraies et touchantes...
Bientôt ce blog fêtera ses 3 ans, et je veux le remercier pour tout ce qu'il m'a apporté :le partage, les coups de gueules, les belles surprises.... les gens authentiques et atypiques qu'il m'a fait connaitre ....
Je continue ma quête du rêve et des étincelles de grâce ...
Pour toujours et à jamais : Fe khater l'Aevenir !
Je n'ai point la prétention de savoir écrire, mais j'ai assez d'audace ou d'inconscience pour oser coucher sur papier des songes, des illusions, des divagations, des angoisses et des fantasmes...
Suis ce fil d'Ariane qui te mènera à moi ...
Je ne suis pas skysophrène mais multi-personnalités... les personnages me fascinent me subjuguent... parfois j'ai l'impression qu'une seule vie ne me suffira point ... j'aurais aimé être un personnage sur papier ou en image, ou encore l'une de ces légendes qui a traversé le temps dans la mémoire des conteurs populaires...alors je m'évade et m'exile dans une tour dans mon imaginaire, je me fais mon cinéma et je suis l'autre ...
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Mardi soir : 3h25 mn du matin, il fait froid à Casablanca, je lis un livre confortablement installée dans mon séjour, je suis assez friande de mon petit luxe et souvent le simple plaisir de flâner paresseusement chez moi me procure une joie sereine….
La sonnerie de mon téléphone me fait sortir de ma bulle :
Moi : qu’est ce que tu fais encore debout ?
Lui : je n’arrive pas à dormir… (il a cette voix de petit garçon capricieux qui m’a toujours fait fondre)
Moi (faussement compatissante) : prends une tisane
Lui : et si tu m’offrais un verre …
Un long silence s’ensuit, chacun jaugeant l’autre, espérant une réponse, et l’appréhendant en même temps
Moi (contrôlant ma respiration et avec une voix neutre) : qu’est ce que tu veux de moi ?
Lui : que tu me rejoignes en bas dans 15 mn, je te kidnappe !
Et il arriva ce qui se produit à chaque fois que sa folie me reprend
Moi : mais j’adore me faire kidnapper !
Il m’attendait quand je suis descendue, je me suis assise sur le siège à côté de lui, il a baissé la musique et nous filions silencieux à se humer, à se caresser avec des regards à la dérobée
comme des baisers volés…
Il pleuvait des cordes, et j’aimais cette sensation de glisser sur l’eau et faire éclabousser les flaques sous les roues….. Quand il s’arrêta je descendis, il ouvrit une porte en grillage, se
retourna et me tend la main je la pris confiante en le suivant dans une allée obscure, il me tenait fermement et c’était tout ce qui comptait en ce moment….
Sur notre chemin je sentais des branches d’arbres des feuillages qui me chatouillait parfois le visage, il s’arrête, lâche ma main une fraction de seconde qui m’a paru une éternité…
J’ai détesté ce moment, comme quand parfois la nuit, après notre rupture, je le cherchais inconsciemment dans mon sommeil et me retrouva à serrer un oreiller vide et froid….
Un projecteur venait de s’allumer et une soudaine lumière me surprit, je clignas des yeux et en les rouvrant je découvris sa surprise : une balançoire au milieu d’un parc
public
Je tapais des mains comme une gamine qui venait de découvrir que le père noël existait, je jubilais, voulais lui sauter au cou, pleurer ou le frapper …
Lui : princesse, votre carrosse est avancé
Et c’est comme ça qu’un mardi soir à 4h du matin à Casablanca je me retrouvai, sous la pluie, à faire de la balançoire par effraction dans un parc public…..je me sentais pousser des ailes et j’en
voulais à cet homme qui m’a charcuté, que j’ai tailladé, d’être le seul à me donner du bonheur comme seul un homme amoureux sait dénicher des étoiles et les faire scintiller dans le regard d’une
femme passionnée….
MEKHI : « Nous sommes une génération qui n’a pas d’occupants à chasser, de marche à verdoyer, de route AL WAHDA à unifier….. on n’a pas fait d’études pour manifester devant le
parlement…. La Palestine est loin et l’Irak est perdu …. Et la fonction publique est de la merde »
Donc ta trouver un homme qui est assez fous pour te fair une viré nocturne, donc garde le ton homme, comme un bien précieux
Très bien raconté. On voit que la pluie n'a pas refroidi tes ardeurs. Aurait on le droit à la suite de cette romance.
Il y a quelques mois j'avais écrit un poème que je vais t'offrir pour te remercier de nous montrer que la folie, ça a aussi du bien.
Les larmes du ciel
Elles tombent, c’est le déluge continu et glacial.
La pluie redoutée et espérée à la fois est enfin arrivée.
Elle se faufile partout et gonfle rivières et fleuves.
Elle tue et donne la vie selon ses caprices.
Elle fait la joie des paysans et le malheur des citadins,
Enveloppant la terre de son manteau humide.
Tel un revenant sorti des ténèbres,
L’homme se cache, il a peur du ciel.
Pas de chance, la pluie n’est pas venue pour le laver de ses péchés
Tant pis pour lui, Dieu lui fera son affaire plus tard.
Pendant ce temps, notre chère dame nature fait la belle et en profite pour faire sa toilette.
Mais au milieu d’un parc sur un ban public,
Deux corps insouciants s’en donnent à coeur joie.
La pluie fâchée, redouble de violence. Ils la narguent.
Les pauvres petits, ils n’ont plus les pieds sur terre.
Enlacés, l’un à l’autre, ils ont oublié qu’il pleuvait ou plutôt ils s’en moquent.
Infatigablement, ils jouissent amoureusement dans un plaisir délirant.
Rassasiés, leurs corps encore tout chaud se séparent.
Pendant que la pluie continue à tomber, goutte après goutte,
Ils se mettent à pleurer de joie et de bonheur
Comme hamza, je vais citer gad elmaleh
"Que c'eeeesstt miiiiiignoooooon" :D
ça fait une éternité!! fais nous plaisir de te relire!
bises!